Hey Hey Hey Salut Saluuuuut Yoooooo :D
Comme je vais partir en vacances pendant quatre jours, je ne pourrais évidemment pas poster la suite de ma fic' ni même répondre aux comm's, je suis désolée, dès que je reviens, j'essaie de vous mettre le chapitre 3 =)
Mais je ne vous fait pas languir plus longtemps, fùùùala le chapitre deux.
La pix, c'est Colin Greenwood...
Enjoy ! x]
19 ans auparavant...
Comme chaque matin, je me lève, je me lave, je m'habille, je pars, sans avoir avalé quelque chose. La gorge trop nouée pour ça. Je prends l'autobus, comme chaque matin, j'aperçois mon reflet sur la vitre. Une fille aux cheveux châtains-roux, très maigre, pas très grande. Un visage qui pourrait être joli si il n'était pas pâle et fluet. De grands yeux verts trop sombres. Je ne suis pas le genre de fille qui fait courir les mecs. Pas du tout. Le conducteur du bus me regarde, observe ma carte et me laisse entrer. Je sais ce qu'il pense, comme tous les autres. Je suis habituée. Trois mois que je suis ici, je sais à quoi m'attendre. Trois mois. Trois mois que j'ai quitté mon Irlande natale pour aller m'installer à Oxford. Pour mes études, d'après mes parents. J'ai perdu le peu d'amis que j'avais là-bas pour venir vivre dans un pays que je ne connais pas, et étudier dans une université paumée. Je reste trois ans, et je pars. J'ai 19 ans. Majeure depuis un an déjà, mais j'ai raté mon bac. De justesse. J'suis pas vraiment le genre bosseuse. Plutôt une fille cool, qui ne se prend pas la tête. Enfin...c'est ce qu'on dit de moi. Je sais bien que ce n'est pas vrai. Bref. Je rentre dans l'autobus, je vois toutes les têtes se tournaient vers moi, je sais déjà que toutes les pouffes qui sont là vont détailler mes vêtements, vont me détailler. Qu'ai-je de spécial ? Rien, juste une couleur de cheveux différente et des tâches de rousseurs. Rien de bien étrange. Sauf que...Bon, je le dis. Je suis très maigre. Trop, même. Je ne mange pas grand chose. Presque rien. Je n'arrive rien à avaler, depuis quelques semaines. Qui forment plusieurs mois. Je suis anorexique. Ça y est. J'ai lâché le morceau. Je suis maigre à faire peur. Je m'en rends compte. Mais je n'arrive pas à arrêter. C'est comme la clope. Une drogue dont je ne peux désormais plus me passer. Et toutes ces pouffes le savent, elles m'observent, attendant que je craque. Attendant les crises de larmes. Pour se délecter de mes pleurs. Je le sais. Je les connais mieux que je ne me connais moi-même. Elles attendent et je sais qu'elle n'attendront bientôt plus longtemps. Lorsque je craquerais, il n'y aura personne, personne. Et je sais ce que je ferrais, elles le savent aussi. Je m'assois. Seule, comme d'habitude. Ça ne change pas. Ma vie est tellement banale et répétitive, qu'elle en devient monotone. Rien ne me raccroche à la vie. Tout me semble tellement vide. Vide d'envie, vide de tout. Comme si tout ce que j'avais vécu jusque là était vain, totalement dénué de sens. Je sens au fond de moi que j'ai besoin de quelque chose, de quelqu'un. Je ne sais pas ce que c'est, au fond de moi, je m'en fout. Tout m'exaspère. Pendant que je parle, le bus est arrivé. Je descends, je sens tous ces regards sur moi. Personne ne me laisse la moindre chance de me faire connaître. On me juge sans savoir, j'ai tellement l'habitude. Tous me jaugent, les filles comme les garçons. Les garçons...parlons-en. Les quelques qui s'intéressent à moi, c'est par pure envie d'une simple nuit entre leurs draps. Comment leur faire comprendre que je ne suis pas une salope ? Comment leur faire comprendre que si je fais ça, c'est parce que je vais mal ? Ça ? Mais ça quoi ? Ça...ce corps décharné qui ne m'appartient plus, ces mots tracés au compas sur mon bras. Je ne me reconnais plus. Trois mois. Trois mois que je suis entré dans cette putain d'université, trois mois que je l'ai rencontré. Je suis accro, simplement et purement accro. Chaque jour, je me fais vomir, chaque jour, je trace son nom dans ma chair. Depuis trois mois. Il est si...irréel. Quand je crois avoir enfin trouvé son véritable visage, il m'échappe. Tout m'échappe depuis que je suis tombée amoureuse. C'est le bon verbe, tomber. Je suis tombée et cette fois, je ne me relèverais pas. Jamais. Je suis tombée bien trop bas, je ne m'envolerais jamais, jamais, jamais. Les heures passent. La matinée de cours est déjà finie, c'est mercredi. Je vais pouvoir partir respirer dans la ville. Oublier quelques secondes mon état. Vivre, libre. De rares instants. Je sors. Sur mes épaules, le poids de la haine pèse lourd. Tous me haïssent. Tous, sans exceptions. Aucun d'entre eux n'échappent à la règle. Je refoule les larmes qui me montent aux yeux, et accélère mon rythme. Je marche, je marche, je cours presque. Je m'en veux. De ne pas être forte. Je marche et je percute quelqu'un. Ou plutôt, quelqu'un me percute. Évidemment, j'ai de la chance, je tombe dans une flaque. J'attends les rires et les vannes qui ne vont pas tarder.
???: Pardoooooon mademoiselle...Vous ne vous êtes pas fait mal ?
Une voix de garçon. Qui s'excuse. J'hallucine ? Il me relève, et je peux voir sa tête. Pas très grand, les cheveux noirs. Il doit avoir mon âge. Mignon. Il me sourit, l'air un peu gêné.
Célia: Euh...Non non, ça va, merci. Je vais aller me changer.
Je tente un pâle sourire, et essaie de me réchauffer un peu en me frottant avec les bras.
???: Vous êtes sûre ? J'habite pas très loin, vous pouvez venir vous sécher, je peux vous prêter des vêtements.
En parlant, il me montre du doigt une maison, tout près.
Célia: Merci c'est gentil. Je...Vous...Comment vous vous appelez ?
Il me refait un sourire, éclatant. Il commence à se diriger vers là où il habite, je le suis.
???: Colin, et vous ? Dîtes, on peut se tutoyer, non ?
Tout en marchant, je lui réponds
Célia: Célia..Je suis d'accord pour le tutoiement.
Nous continuons à parler. Il ne semble pas au courant de ma « particularité », il ne doit pas être à la même université que moi, mais je sens son regard sur mon corps. Il ne fait aucun commentaire et je ne me sens pas gênée. Pour la première fois depuis trois mois, je suis bien. Juste bien.
Edit du 14 avril 2008: Je suis reviendue, mais mon ordi a bugué et je n'ai pas pu vous mettre le chapitre trois...
:/Dizoulée...